Mercredi 10 décembre 2008
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18:00
L'inactivité me fait tourner bourrique!
Quel horreur d'être au chômage.. ou plus exactement à la recherche d'un emploi, alors que la conjoncture ravit les médias, qui se font un plaisir de dresser un tableau peu réjouissant.
Ma revue de presse de l'actualité du monde du travail se borne à des licenciements massifs dans plusieurs secteurs de l'économie, touchant autant les ingénieurs que les ouvriers (tout le monde à la
même enseigne! quelque part, une telle situation assainira peut-être une société imbue de ses valeurs de travail non justifiées), un nombre croissant de chômeurs, une économie dans l'expectative de
mesures politiques, des jeunes diplômés ou non obligés d'accepter des conditions de travail et de logement à faire palir la génération de nos parents... Des étudiants invités à renier une
quelconque vie sociale et familiale, pour fournir de la main d'oeuvre peu onéreuse, si le travail dominical devient monnaie courante.. Des étudiantes qui vont s'acoquiner contre quelques
billets...
Et des offres d'emplois qui se raréfient au regard des offres de stage qui se multiplient. Le site de l'Apec est une éloge au travail dissimulé (ce qui est une définition plutôt lucide du stage en
entreprise, non soumis au code du travail et non rémunéré, alors que majoritairement ce sont des tâches à responsabilités qui sont confiées....): 3500 offres d'emplois sur toute la France pour les
jeunes diplômés, et le double d'offres de stages.... Un constat plutôt amère!
Alors, consciente de cette conjoncture catastrophiste, comme beaucoup, je pense, j'ai revue à la baisse mes exigences, qui n'étaient déjà pas excessives. Mais les seules réponses sont celles pour
devenir SECRETAIRE... Je n'ai absolument rien contre cette activité professionnelle, mais, juste l'impression que j'aurais dû arrêter mes études il y a de cela plusieurs années. Ce qui, avec du
recul, aurait très certainement été préférable!

Mais le fait est je n'ai pas encore envie de me dire
que j'ai passé 7 ans sur les bancs de l'Université française, donc 7 ans à vivre tant bien que mal dans des logements plus ou moins douteux quant à leur sécurité (porte sans serrure, radiateurs qui
prennent feu, champignons sur les murs -dont on apprécie l'aspect purement esthétique sur cette photo prise juste à côté de mon oreiller-, chambre de moins de 9 m2 sans douche ni toilettes...),
avec des emplois alimentaires à gogo pour payer une vie de reclus... pour finalement ouvrir les yeux et me dire que depuis 4 ou 5 ans, j'aurais pu entrer dans la vraie vie active, donc avoir une
vie sociale, familiale... des vacances pour prendre des vacances et non profiter de l'occasion pour travailler à temps plein pour "garnir" mon compte en banque de quelques économies...
Enfin, tout n'est pas perdu. Mais aujourd'hui, j'ai juste envie de mettre la tête dans le mur pour ne plus entendre les infos, pour ne plus répondre à des recruteurs qui souhaitent me rencontrer
pour le poste de secrétaire... Juste une réponse, juste une, d'un service de communication... Même négative! Mais une réponse au moins!
Chercher du travail à temps plein n'est certainement pas une garantie de bonne santé mentale. Les doutes, les incertitudes et l'attente: le cocktail détonnant pour rabaisser l'individu et le mener
à la case "dépression".
Il parait d'ailleurs que je n'ai pas les droit aux allocations chômage... J'ai été salariée tout le temps de mes études, avec un dernier emploi en CDI, duquel j'ai du démissionner pour effectuer un
stage obligatoire de fin d'études... Et ce n'est pas une raison suffisante pour ouvrir des droits!
La peste soit des stages!
Employeurs... Je peut être votre mouton à cinq pattes! Le code du travail, je connais pas! enfin, si mais, on peut faire une exception!
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