Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 15:58

Très cher et honorable propriétaire,

C'est décidé, lasse d'attendre que vous acceptiez de faire les travaux de mise en conformité de mon logement, je vais désormais devenir abjecte!

Comme vous le savez, nous habitons le même immeuble.

Et comme vous le savez, vous avez un interphone.

Les lettres, mises en demeures et autres plis restent lettre morte. A l'évidence, on peut être nommé à l'Académie sans savoir lire ni écrire. Alors si Môsieur préfère le contact direct et frontal, peut-être n'est-il que trop tard pour commencer le rapprochement.

Mes murs suintent. Mes livres s'imbibent d'humidité et jaunissent. Mes affaires pourrissent. Et, malgré mon jeune âge, je ne pense pas que je sois contrainte au silence.

Alors, très cher bailleur, il est temps d'assumer deux années à nier les problèmes. Il est grand temps d'assumer la colère du petit peuple qui tempête contre les intouchables.

Si les courriers glissés dans votre boite sont jetés, peut-être faut-il penser à les clouer dessus!

Un immortel et marchand de sommeil... ne saurait jouir d'un repos bien mérité!

Que pensera l'Académie de vos agissements? Je tarde de le découvrir!

Très cordialement, Mon cher et honorable Môsieur!

Par Marion Ravenwood - Publié dans : Mon petit monde
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 15:53

Très respectable Académie française,

En tant qu'institution suprême de la bonne langue française, vos membres sont élus pour leur implication pour la préservation de la langue française et son enrichissement intellectuel.

Dignes représentants de cette richesse culturelle, les élus se veulent des exemples implacables des bonnes manières. Orateurs, écrivains, penseurs, intellectuels, théoriciens et praticiens de disciplines variées et riches, les académiciens se veulent des gardiens de la culture française.

Mais qu'implique cette digne charge? Outre les obligations officielles de représentation et de participation à la rédaction du dictionnaire de la langue française, les académiciens doivent-ils s'obliger à une conduite digne et respectueuse des bonnes moeurs de notre beau pays?

L'immortalité de l'académicien peut-elle tolérer la négation d'un certain savoir vivre et des responsabilités induites par le statut social acquis lors de cette nomination? L'élu se doit-il de respecter, du moins en partie, ses obligations légales, soumises à une législation s'appliquant à la population française, pour honorer sa charge et la dignité associée?

Ainsi, imaginons qu'un membre de cette ô combien respectueuse institution soit aussi un important propriétaire foncier, dont une partie du parc est mis en location. Et, à supposer qu'un des biens loués ne soit pas conformé à la réglementation définie par la préfecture quant à la salubrité des lieux et la sécurité des installations, un académicien peut-il honorablement jouer de son statut pour rejeter les mises en demeure émanant des ses locataires d'effectuer des travaux de gros oeuvre et de la préfecture, invitant, avant que le dossier n'incombe à un juge, à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la mise en conformité des lieux?

En l'occurrence, un immortel s'insurge au moindre contact de l'agence immobilière ayant en charge la gestion du bien, refusant de répondre à un simple employé. Le même immortel ne daigne pas répondre à plusieurs mises en demeure envoyées par ses locataires. Et finalement, le même immortel n'a que faire d'une mise en demeure envoyée par la préfecture.

Pourtant, cet immortel se permet de louer un appartement son aucune aération, avec des moisissures sur les murs de la chambre et des murs qui suintent et dégoulinent dans le salon-cuisine, du fait d'une condensation excessive imposant de laisser constamment la fenêtre ouverte, et surtout les soirs d'hiver pendant la préparation du repas et le repas. Cet immortel loue un appartement dont un des trois radiateurs ne fonctionne pas, et un second a pris feu. Le même élu et dignitaire loue un logement dont l'installation électrique a été refaite dans l'urgence, après deux ans de supplications à le vérifier, puisqu'elle était potentiellement dangereuse. Ce coquet appartement a été loué pendant un an sans plaques électriques, avec un bloc évier ne tenant qu'avec un clou.  Et finalement, dans le monde parfait d'un académicien, si le sanibroyeur ne fonctionne pas, c'est tant pis, on peut toujours leur couper l'eau!

Dans un monde parfait, dans lequel un immortel vivrait sa charge comme une ascèse, le bas peuple vivrait dans l'admiration de hauts dignitaires de l'intellectualisme français. Dans notre monde imparfait, il est regrettable de devoir poursuivre en justice un immortel pour lui rappeler ses obligations sociales.

L'élu peut-il encore prétendre à l'immortalité lorsque le commun des mortels doit le rappeler à ses obligations bassement matérialistes?

Ainsi, très chère Académie française, un de vos membres devra bientôt justifier ce fait devant un premier juge, qui lui ordonnera, qu'importe sa charge et son statut, de se plier à la législation. Et, un second procès rappellera à l'un de vos membres ses obligations sociales vis-à-vis des ses locataires, soucieux de marteler à ce cher être que les deux années passées dans son taudis n'ont pas été de tout bonheur! Les murs transpirent votre hideuse attitude!

Qu'il est regrettable de constater qu'un immortel n'est ni plus ni moins qu'un individu abjecte qui peut se revendiquer de la sacro-sainte dignité de l'Académie!

Est-il tolérable qu'un seul individu mette à mal la réputation de l'institution?

Nous en reparlerons devant un juge d'un Tribunal d'Instance... cher Monsieur X.

Très cordialement!

Par Marion Ravenwood - Publié dans : L'actualité par ma fenêtre
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 15:26

Aujourd'hui, j'ai passé un entretien... assez déconcertant!

Le Patron, un homme d'âge mûr, cherchait son assistante polyvalente et jeune et diplômée et trilingue et célibataire et sans enfant et non-fumeuse et.... pourquoi pas stérile!

Le poste était plutôt intéressant, dans un secteur d'activité dynamique. Le profil me correspondait à 100% et j'avais le minimum d'expérience démandé. Alors, je me suis dit: Bingo bibi, tu dois pouvoir te vendre parfaitement! Tu sais tout faire, voire même un peu plus! Bref, j'y vais avec l'assurance de pouvoir vendre des tapis à un perse, toute mesure gardée pour ne pas avoir l'air de puer la mégalomanie!

Et avant même que débute un entretien plus ou moins conforme à un entretien d'embauche, sont arrivées des questions déconcertantes, pour ne pas dire hilarantes!
J'aurai du m'en douter, puisque avant même le début de l'entretien, dans la petite salle adjacente à celle de l'accueil, monsieur Patron et deux de ses collègues du même âge, que j'avais croisé dans l'entrée, des petite blagues et jeux de mots sur la jeune qui attendait à côté... ah là là, rue de la Pompe! Pomper... Avis aux esprits pervers! A ce moment là, j'ai pensé que j'entendais mal... même s'ils parlaient fort! Des claques se perdent! J'aurais du me lever et leur casser les dents!

"Célibataire?": oui

"Des enfants?": non, pas d'enfant.

"Vous en voulez?": Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour.

"Mais plus tard?": Je ne me suis pas posée la question!

"Vous fumez?": Oui le soir, en général, ou après le déjeuner.

"Ca va pas aller, mon assistante ne doit pas faire de pause, ça m'énerve, et le travail est mal fait! Mon assistante, soit elle arrêtait soit elle était virée!"

.... Oh Bah... Je sens qu'on va bien s'entendre! Si je lui dis que je peux me faire ligaturer les trompes et arrêter le cigarette, il me prend?

"Oh vous devez avoir une grande culture générale.... mais vous maîtrisez l'informatique? Parce qu'on a un site internet qu'il faut mettre à jour..."

"Lors de ma précédente expérience, j'effectuais quotidiennement la mise en ligne des articles sur le site via un CMS..."

"Un quoi??"

"Un logiciel d'intégration de contenus! Vous devez avoir un CMS pour actualiser votre site?"

"Euh, je sais pas trop!"

Oulala... le monsieur il a pas l'air au point avec ce qu'il demande!

Blah blahhhhhhhhh

Et là soudain le drame: Bon entre compatriotes (il était corse, et moi aussi), je vais vous le dire, je pense que vous êtes trop jeune!

 

Ma réponse, et certainement pas la meilleure: "ce n'est pas une maladie incurable!"

 

Bref, "on vous rappelera.. je fais un gros casting pour ce poste!"

 

Une question plâne dans mon esprit de "trop jeune de 25 ans pour un premier emploi": aurais-je du donner mes mensurations?

 

En tous les cas, le jour où j'aurais un emploi, un jour prochain dans un futur incertain, je déduirais de mes cotisations sa part de retraite! On devrait avoir le droit de choisir si on veut côtiser même pour les vieux cons qui vous reluquent le cul en se rappelant leur jeunesse!


Mais dans quel monde vit-on??? 25 ans... pour la génération de mes parents, c'était déjà plus très jeune! Et les premiers enfants sortaient des utérus! 25 ans.... et trop jeune! La peste de mon visage jouflu! Ce n'est pas parce qu'on me donne à peine 18 ans que les compétences ne suivent pas! Diantre!

JE VEUX PAS PAYER LEURS RETRAITES!!! Et puis, avec le taux de chômage des jeunes aujourd'hui, j'en connais qui doivent commencer à perdre patience vis-à-vis du monde des salariés pour lesquels il faudrait en plus qu'on cotise pour financer leurs longues vacances!

Si ça continue Bibi, elle va faire ce qu'elle fait le mieux: vivre avec la moitié du revenu minimum d'insertion, et lire, lire, lire, lire... mais après, que les baby-boomers ne viennent pas pleurer sur leurs retraites de misère, parce que pendant que leurs postes sont supprimés, la jeunesse dort dans des taudis à peine plus salubres que des cartons de seringues usagées de subutex près de gare du nord!


Rosebud!

Par Marion Ravenwood - Publié dans : Trouver un emploi
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 18:00
L'inactivité me fait tourner bourrique!

Quel horreur d'être au chômage.. ou plus exactement à la recherche d'un emploi, alors que la conjoncture ravit les médias, qui se font un plaisir de dresser un tableau peu réjouissant.

Ma revue de presse de l'actualité du monde du travail se borne à des licenciements massifs dans plusieurs secteurs de l'économie, touchant autant les ingénieurs que les ouvriers (tout le monde à la même enseigne! quelque part, une telle situation assainira peut-être une société imbue de ses valeurs de travail non justifiées), un nombre croissant de chômeurs, une économie dans l'expectative de mesures politiques, des jeunes diplômés ou non obligés d'accepter des conditions de travail et de logement à faire palir la génération de nos parents... Des étudiants invités à renier une quelconque vie sociale et familiale, pour fournir de la main d'oeuvre peu onéreuse, si le travail dominical devient monnaie courante.. Des étudiantes qui vont s'acoquiner contre quelques billets...

Et des offres d'emplois qui se raréfient au regard des offres de stage qui se multiplient. Le site de l'Apec est une éloge au travail dissimulé (ce qui est une définition plutôt lucide du stage en entreprise, non soumis au code du travail et non rémunéré, alors que majoritairement ce sont des tâches à responsabilités qui sont confiées....): 3500 offres d'emplois sur toute la France pour les jeunes diplômés, et le double d'offres de stages.... Un constat plutôt amère!

Alors, consciente de cette conjoncture catastrophiste, comme beaucoup, je pense, j'ai revue à la baisse mes exigences, qui n'étaient déjà pas excessives. Mais les seules réponses sont celles pour devenir SECRETAIRE... Je n'ai absolument rien contre cette activité professionnelle, mais, juste l'impression que j'aurais dû arrêter mes études il y a de cela plusieurs années. Ce qui, avec du recul, aurait très certainement été préférable!

Mais le fait est je n'ai pas encore envie de me dire que j'ai passé 7 ans sur les bancs de l'Université française, donc 7 ans à vivre tant bien que mal dans des logements plus ou moins douteux quant à leur sécurité (porte sans serrure, radiateurs qui prennent feu, champignons sur les murs -dont on apprécie l'aspect purement esthétique sur cette photo prise juste à côté de mon oreiller-, chambre de moins de 9 m2 sans douche ni toilettes...), avec des emplois alimentaires à gogo pour payer une vie de reclus... pour finalement ouvrir les yeux et me dire que depuis 4 ou 5 ans, j'aurais pu entrer dans la vraie vie active, donc avoir une vie sociale, familiale... des vacances pour prendre des vacances et non profiter de l'occasion pour travailler à temps plein pour "garnir" mon compte en banque de quelques économies...

Enfin, tout n'est pas perdu. Mais aujourd'hui, j'ai juste envie de mettre la tête dans le mur pour ne plus entendre les infos, pour ne plus répondre à des recruteurs qui souhaitent me rencontrer pour le poste de secrétaire... Juste une réponse, juste une, d'un service de communication... Même négative! Mais une réponse au moins!

Chercher du travail à temps plein n'est certainement pas une garantie de bonne santé mentale. Les doutes, les incertitudes et l'attente: le cocktail détonnant pour rabaisser l'individu et le mener à la case "dépression".

Il parait d'ailleurs que je n'ai pas les droit aux allocations chômage... J'ai été salariée tout le temps de mes études, avec un dernier emploi en CDI, duquel j'ai du démissionner pour effectuer un stage obligatoire de fin d'études... Et ce n'est pas une raison suffisante pour ouvrir des droits!

La peste soit des stages!

Employeurs... Je peut être votre mouton à cinq pattes! Le code du travail, je connais pas! enfin, si mais, on peut faire une exception!
Par Marion Ravenwood - Publié dans : L'actualité par ma fenêtre
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 21:22

Ceci n'a pas valeur de manifeste contestataire mais vise à aider les étudiants en fin de cycle (n'importe lequel) à mieux intégrer le marché de l'emploi.

Quiconque est titulaire de diplômes universitaires sait que les offres d'emplois ne lui sont pas directement destinées.

Et la raison en est simple: l'université française se médiatise peu, et, ipso facto, les recruteurs méconnaissent la valeur des étudiants qui en sortent. Pourtant, le paradoxe est indéniable: nombre des grands groupes français sont présents à l'international, dans des pays qui ne dénigrent pas la formation intellectuelle. Les exemples anglais et américains sont, en cela, saisissants. Les entreprises et multinationales des pays anglo-saxons apprécient des formations diverses et ne favorisent pas autant la reproduction des élites économiques. La couronne anglaise n'a-t-elle pas laissé son héritier étudier l'histoire de l'art?

A l'heure où le chômage des jeunes diplômés commence à être médiatisé, permettant aux médias d'interprêter encore une fois le phénomène pour servir les intérêts de certains de leurs annonceurs (ni plus ni moins que les écoles de commerce), il devient indispensable que les universitaires sortent la tête de l'eau pour participer à la valorisation de leurs formations et capacités.

Laisser les médias participer à cette mascarade du déni de l'université n'est pas acceptable. Les journalistes, qui se font l'écho des communiqués de presse des écoles privées, appuient ce discours contre-productif sur l'inutilité des formations universitaires. Pourtant, que connaissent-ils de cet enseignement? Bien peu, lorsque l'on prend en compte le fait qu'eux-même n'ont eu qu'une expérience très brève de l'université, s'ils ont été à la fac! Les journalistes ont créés leurs propres systèmes de formations, des écoles privées de journalisme, fondant leur légitimité sur le rejet de l'université et de ses méthodes d'enseignement.

Alors, n'est-il pas nécessaire de pallier à cette ignorance par la constitution d'un ou plusieurs réseaux sociaux visant à aider les étudiants de l'université à mettre un pied dans le monde de l'entreprise?

 

La situation peut être améliorée, et très certainement aisément. Rejeter l'université, c'est autant pertinent que deux créer, à côté de l'Elysée public mais contesté dans certaines de ses mesures, un Sup' d'Elysée privé, qui aurait les mêmes attributs.

 

Ma proposition est simple: aider à faire connaitre les entreprises ouvertes aux diplômés de la fac, qui , ayant aujourd'hui un emploi, aimerait à développer ce pont.

 

Avis aux entendeurs!

 

 

Par marianne - Publié dans : Trouver un emploi
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