Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 13:19

Parfois, je m'ennuie profondément, et je fais des choses vilaines. Comme candidater dans une ESC de Paris, pas la plus grande, ni la seconde, mais une ESC de Paris.

Maintenant, c'est encore plus simple: Merci le monde merveilleux de l'INTERNET!

Lassée de voir le regard ahuri des proches en entendant l'intitulé de mes diplômes, je me suis dit qu'un MBA de n'importe quoi ferait l'affaire pour jouir d'un statut social grandiloquent.

Alors, plutôt que de regarder la télévision, avec des rediffusions trop fréquentes de reportages au rabais, je me suis penchée sur le cas des ESC et leurs modalités de sélections. Oui, il parait que c'est ultra rude de se faire accepter. Alors, je suis allée mesurer la valeur de mes deux bac + 5 d'université dans une des écoles pas trop pourries de la capitale.

 

Je remplis donc un dossier, sur le site internet de l'école, qui accepte après concours. Non non, pas la vraie école à fric post-bac, qui accepterait même mon chien, pourvu que maman chien et papa chien s'habillent chez Prada. Alors je remplis, compulsivement le dossier, avec mes expériences, mes qualifications, qui je suis, ce que j'aime, ce que je pense, et pourquoi je pense. Après quelques bidouilles connues du grand public pour rendre mes diplômes chics, je valide et j'envoie.

 

Réponse immédiate de l'école: le dossier de candidature a bien été déposé et va être étudié. Oui messieurs, mais faut faire vite, c'était début décembre, et je candidatais pour la session de février. Ca c'est la magie de la rentabilité d'une bonne ESC: deux sessions, la traditionnelle d'octobre et une autre, pour les mauvais retardataires en février. Alors, pour ceux qui connaissent un peu la fac, ça sent la sélection après échec au premier semestre de la fac.

 

Explication: après le premier semestre, pendant les trois années de licence, maintenant généralistes, on peut, si mauvaises notes, choisir de se réorienter, vers un autre cursus (en général, les gens en histoire foncent en psycho) ou partir. Car oui, la fac, c'est aussi un méchant monde de requins nasty nasty! Qui n'a jamais entendu un prof de fac, dire ouvertement à un ou une élève que les études c'était probablement pas son truc. Les profs sont parfois durs et vous invitent à bien réfléchir à vous réinscrire, parce que de toute façon, ils pensent que vous n'y arriverez pas. J'ai une amie qui l'a entendu par différents profs, en deug, licence, et finalement maitrise, qu'elle n'a jamais pu valider, et le tout en plus de 7 ans.

Mais qu'importe: mes pauv' diplomes de la fac n'ont pas faire sourire cette ESC. Non, elle vient de m'accepter pour un MBA de marketing international. Youpi Youpi.

Alors le programme: très peu, voire encore moins, de cours. Et un stage au milieu.

Le soleil rayonne enfin dans mon univers!!! Il ne me manque plus que 16 000 euros pour finaliser l'inscription!

Mais, ça, c'est une autre histoire... Mon intention n'est pas d'enrichir deux ou trois professionnels qui ne savent plus comment gagner un peu d'argent et qui se baffrents sur le dos des jeunes en mal d'avenir et de leurs parents, pas plus optimistes sur le devenir de leurs bambins dans un monde de l'entreprise que tout le monde reconnait en pleine décrépitude!

Par Marion Ravenwood - Publié dans : Mon petit monde
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